dimanche 22 avril 2018

LE TEMPS DES CONFERENCES

En une semaine , deux univers s'ouvrent ...richement racontés ,mais le trop d'informations comme le trop d'images , nuit
 Pourtant deux carnets de notes n'attendent que la traduction
Mais le temps manque , sans pour cela les abandonner complètement 
Aujourd'hui par un jeu d'aller et retour de la présentation de
 LA TOUR DE BABEL 
de cet orgueil démesuré de parvenir au ciel dans les nuages et lancer un défi à Dieu qui s'empresse de détruire la construction par un défi plus important encore ...l'incompréhension des langages qui engendre la  zizanie
 Des vestiges en Mésopotamie  jusqu'à la plus haute tour prévue de 1000 m ( Arabie Saoudite)


  
Moyen Age  et Brueghel , reste d'un   Vestige en Mésopotamie
Cornelis Anthoniez et la Tour livres de Michel Collée
le Parlement Européen reprend  le même principe...  et la future flèche à Dubaï
ET
au Quatrocento et une promenade à Florence avec GHIRLANDAIO 
Le peintre Florentin protégé des Médicis , qui doit. dans chaque fresque personnifier les grands donateurs
Les siècles et les siècles ne disent pas autre chose que la survie de l'homme par son pouvoir sur les plus faibles  Et si tout cela s'embrouille parfois dans le temps il est passionnant de mieux observer les détails les plus petits pour mieux comprendre la portée des représentations 
Le réalisme des visages , le geste infime ou le doigt pointé vers le sujet principal  Les postures 
ON N'Y VOIT RIEN 
disait Daniel Arasse dans ses enquêtes sur les évidences du visible  ( du Titien à Vélasquez, de Brughel au Tintoret 2000) 
On n'y voit rien  et ce rien n'est pas rien on comprend tout
Agréables heures d'évasion avec nos distingués conférenciers 

Chaque  partie des images est un tableau en soit où l'atmosphère des peintres flamand est présente par le paysage ,les oiseaux signe de vie, les coloris et les infimes détails , tout a une valeur précise Le calme et l'harmonie de l'ensemble







A suivre ....un autre jour peut -être







vendredi 20 avril 2018

HYMNE A LA LUNE

C'est dans le vide que voguent les nuages , et voguent les oiseaux 
C'est par le vide que leurs mouvements se renouvellent  sans cesse 
Wenshi  Zhenjing
Poème choisi par François Cheng  qui poursuit ... lui même
C'est dans la nuit que l'éclair se manifeste, que l'on peut éprouver l'ivresse , de capter la source de la lumière, et l'envie d'aller vers elle
Chacun de nous avance ainsi dans sa nuit , basculant à chaque pas dans l'instant  suivant  
C'est le chemin , notre manière de tracer un sillon fécond
L'abandon est une longue patience 
Plus je vieillis , plus je me sens prêt à vivre 
François Cheng
 ( Et le souffle devient signe Portrait d'une âme à l'encre de Chine 2010) 
Hier soir juste avant la nuit dans le ciel de la Mitre 

mercredi 18 avril 2018

UNE VIE DE CRAVATES...

Les rangements de printemps font descendre des étagères de drôles de boîtes à souvenirs 
Précieusement gardées dans du papier de soie 
Les cravates 
  s'alignent en fantaisies  originales selon le goût du temps  sans extravagance surtout   souvenirs de voyages aussi du Japon à la Chine  quelques unes endommagées tout de suite après le premier teinturier   piège à touristes mais aux coloris si chatoyants
La palette se fait plus sobre avec le temps qui passe  sans oublier les cravates très sérieuses d'officiel fédéral National Internationnal 
Voilà Voilà
Elles ont retrouvé la boite au papier de soie et leurs aventures  aussi   
un peu froissées.....  d'être ainsi dérangées
 

vendredi 13 avril 2018

JE ME SUIS EGAREE

Je me suis égarée , je trace des mots ...je vois bien qu'ils ne sont pas pareils aux vrais mots des livres
 Ils sont comme déformés, comme un peu infirmes , en voici un , tout vacillant, mal assuré,je dois le placer , ici peut -être là  ...mais je me demande ..j'ai dû me tromper , il n'a pas l'air de bien s'accorder avec les autres ...
Nathalie Sarraute   (Enfance )
Je me suis égarée  les yeux perdus au ciel de la pyramide du Louvre 
C'était  hier , c'était il y a peu  ou alors plus encore  Je ne sais plus
 Le souvenir brûle encore et il pleut 

mercredi 11 avril 2018

VOUS QUI PASSEZ ICI ...

Faites passer ....vous qui passez ici, par cette voie , mais quoi ? quelle consigne?
De quoi suis- je entrain  d'essayer  de parler?
D'un dimanche d'avril , dans une vallée perdue, de quelques fermes éparses au milieu d'antiques vergers , de cerisiers , de pommiers , de poiriers en pleine floraison , de prairies protégées par des haies  d'aubépines , sous un ciel gris , par un temps encore froid ,d'autant plus qu'on rejoint le pied d'une montagne assez haute  montagne ...
Philippe Jaccotet
 

 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Je ne veux plus me poser 
voler à la vitesse du temps 
 
croire ainsi  un instant 
mon attente immobile 
  Philippe Jaccottet
(Cahier de verdure  1990)